Le groupe PS-EELV, majoritaire au Sénat, a exhumé une proposition de loi socialiste votée en 2000 à l’Assemblée Nationale lorsque Lionel Jospin était encore premier ministre, visant à accorder le droit de vote aux étrangers extracommunautaires aux élections locales.
Le droit de vote des étrangers, hors Union Européenne, est une vieille recette du Parti Socialiste. Cette idée était déjà présente dans la lettre-programme des 110 propositions de François Mitterrand en 1981 ! Cette position loin d’être progressiste, est surtout électoraliste.
C’est d’une part l’occasion pour le PS de « travailler » le vote communautaire. C’est ainsi une récente étude de Terra Nova, think-tank du Parti Socialiste qui explique l’importance pour le PS de « travailler » le vote communautaire puisque le vote des ouvriers leur est définitivement perdu.
C’est d’autre part l’occasion pour le PS de faire monter… le Front National. En effet, l’action du chiffon rouge n’est plus à démontrer. A chaque déclaration irresponsable d’un cadre du PS, c’est des voix en plus pour le parti de Marine Le Pen.
A contrario, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, tient à notre modèle républicain qui s’explique en une règle simple : pour voter, il faut être français. Si l’on veut pouvoir accéder au droit de vote et à l’éligibilité, qui est la plus haute manifestation de l’appartenance à la Nation, il faut réaliser la démarche de vouloir lier son destin à la France en demandant la nationalité française par une procédure de naturalisation.
Face à une gauche qui veut brader les principes de la France, pour quelques circonscriptions, les Jeunes UMP soutiennent la ligne politique d’une droite responsable qui assume le principe suivant: accorder le droit de vote pour les étrangers, c’est vider de son sens la notion même de citoyenneté.
Illustration : Tonio Vega/FlickR (Creative Commons)


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